
Cantaro
Ces vases se caractérisent par cette figure anthropomorphe toujours avec la bouche ouverte.
TRRC-2
Liste du catalogue historique
Texte et organisation du catalogue original · Jesús Arrimadas Saavedra
Les génies de la nature, les esprits des ancêtres, les puissances surnaturelles et les différentes divinités se manifestent continuellement aux hommes, mais il faut qu’ils sachent interpréter ces manifestations. Les esprits peuvent connaître les mystères du monde surnaturel et comme il y a beaucoup de choses qui échappent à la connaissance du commun des mortels et qu’il n’est pas possible de dialoguer avec les esprits ou de leur poser les bonnes questions, et encore moins d’établir un contact avec eux, il chargera les devins d’accomplir ces tâches en leur nom, car ils sont prêts et connaissent les techniques qui leur permettent d’établir un contact avec les êtres et les forces de l’au-delà. Les techniques utilisées sont nombreuses et très différentes. Des oracles de toutes sortes et ordalies jusqu’à la divination par des osecilles d’animaux, de petits bâtons ou de semences qui, selon la disposition qu’ils acquièrent sur le sol ou sur le plateau lors de leur lancement par devin, fera l’interprétation pertinente. Les panneaux yorubas deviennent de véritables œuvres d’art. Connus sont les oracles baulé de souris et la divination par les traces laissées sur le sable par le renard pâle des dogons. Le devin a tracé sur le sable un tableau compliqué avec une série de signes cavalistiques disposés selon un ordre établi. Attiré par un appât, le ragoût va piéger le sable pendant la nuit en laissant des traces qui seront interprétées par le devin. La lecture des entrailles des animaux ou des signes produits par les noix de colle ou les cauris disposés sur les différents plateaux de devination ou les mouvements de la flamme d’une bougie sont quelques-unes des nombreuses formes de géomanance d’usage habituel parmi les sociétés traditionnelles africaines. Le devin connaît la technique qui lui permet de poser les bonnes questions pour pouvoir lire et interpréter correctement les réponses. Le devin est un personnage important dans les sociétés traditionnelles, craint et respecté qui gagne sa vie avec son travail. Il est normalement indépendant malgré être très près de la cour de certains rois. Ils y participeront pour toutes sortes de consultations concernant la vie et la mort, la santé des animaux comme des personnes, la fertilité des champs comme des mères, sur les voyages, les guerres, la richesse et la pauvreté, tous les sujets susceptibles d’affecter l’homme ou la nature sont de leur compétence. C’est un psychologue profond, un connaisseur de la nature et des vertus médicinales des plantes, de l’astrologie et tout spécialement des mythologies. Il jouit d’un grand prestige. La divination et la magie sont très liées, il est difficile de savoir où l’une finit et l’autre commence. La force qui est utilisée dans la pratique de la magie est surnaturelle mais pas sacrée. Une technique et un rituel sont nécessaires et, comme dans la divination, sont des pouvoirs et des techniques qui sont transmis. Pour les peuples animistes, la plupart des choses, en particulier les éléments de la nature, ont un esprit ou une âme. Ces êtres immatériels, qui participent de la divinité, interviennent normalement dans la vie des hommes. Leur présence et leur participation sont constantes dans toutes les activités individuelles et collectives de la société. Pour que ces forces de l’au-delà soient favorables aux humains, il faut s’adresser à des intermédiaires dotés de certains pouvoirs et connaissances et habitués à traiter avec ces êtres tels que les devins, les guérisseurs ou les prêtres, qui dans la plupart des cas sont souvent le forgeron, personnage craint et admiré par leurs grands pouvoirs. Ce spécialiste, prêtre, médecin ou devin, guérit les maux du corps et de l’âme, car les maladies du corps sont causées par des esprits malins et celles de l’âme sont dues à des perturbations infligées par les esprits qui n’ont pas reçu les soins nécessaires. Ces êtres spirituels peuvent exercer sur les vivants une influence bénéfique ou maléfique selon les soins ou les offrandes qu’ils reçoivent. Le devin ou guérisseur connaît les vertus des plantes et leurs pouvoirs curatifs tout en étant spécialiste des pratiques magiques et religieuses qui lui permettront d’entrer en contact avec les êtres de l’au-delà et par les rites appropriés il saura saisir les forces positives des défunts et des génies de la nature pour guérir les maladies du corps ou de l’âme ou par les pratiques de deviner trouver le remède aux maux de son patient. D’habitude, ils demandent à leur client de sculpter une statue qui a une relation avec la finalité à laquelle leur demande est destinée. Une fois qu’elle aura été sacrée par les rites appropriés de l’homme de Dieu, elle lui servira de protection et, souvent, elle devra l’honorer par des offrandes et des sacrifices pour maintenir son efficacité et qu’elle lui soit toujours favorable. FAITS Dans le sorcier, le guérisseur, le nganga ou prêtre spécialisé dans la consécration des fétiches, et dans tant d’autres personnages, proches des forces spirituelles et spécialisés dans les contacts avec les êtres de l’au-delà, il y a une force charitable qui se dégage de sa personne et qui sert à soulager, guérir, orienter ou instruire. La fonction protectrice, thérapeutique et devinette sont les caractéristiques essentielles de la magie africaine. Ces grands initiés possèdent des facultés spirituelles qui leur permettent, comme les Sorcières, de guérir les malades du corps et de l’esprit grâce à leur grande connaissance des remèdes naturels et à leur capacité psychologique, de s’écrouler ou de sortir du corps physique, de se manifester en même temps dans deux endroits différents, phénomène de bilocation, de lire la pensée, d’interpréter avec clarté, mais toujours pour faire le bien. Ils sont à la disposition de ceux qui demandent de l’aide et agissent en plein jour, c’est des endroits accessibles à tout le monde. Cependant, parler de sorcier en Afrique, c’est parler de la magie noire, des mauvais arts pour nuire et nuire à quelqu’un, des invocations au démon et de la pratique des rites sataniques pour atteindre leurs fins méchantes. Ils agissent de nuit et de trahison en exigeant de leur client une rémunération élevée ou en les faisant subir à vie. Dans de nombreuses ethnies africaines, il y a un masque chargé d’éloigner les sorciers du village. Il peut y avoir confusion entre la terminologie française et espagnole. Brujo est le « sorcier, » bien que ce mot soit généralement traduit en espagnol, indûment s’agissant de l’Afrique francophone, par sorcier. Ce que nous entendons en espagnol par « sorcier » serait plutôt en français « féticheur, » terme dont la traduction n’existe pas dans notre langue et qui devrait être traduit par « fétichero. » Dans les peuples islamiques, ils reçoivent le nom de marabout, en même temps, sage, saint et guérisseur. Nganga est le terme utilisé dans une grande partie de l’Afrique, en particulier en Afrique centrale. On accède à Nganga après une préparation rigoureuse et minutieuse pendant plusieurs années. La vocation se réveille souvent à la suite d’un éclairage transmis par un Nkissi pendant un sommeil. Sa période de formation a lieu dans la forêt sacrée, en dehors des regards des curieux, guidé par son enseignant expérimenté qui lui enseigne à connaître les propriétés des plantes, la psychologie des humains et le comportement des animaux. Il doit connaître les différentes compositions des bilongs (charges magiques) selon leur application, les rituels et sons musicaux qui accompagneront les différentes cérémonies de guérison, de magie ou de divination ainsi qu’une profonde connaissance de l’ethnie, de sa cosmogonie et des interdictions qu’ils peuvent peser sur la tribu. Les cérémonies sont souvent assez confortables, en fonction des buts que l’on veut poursuivre. Le Nganga peint son visage avec les couleurs rouge, blanc et noir, tout comme les masques de sorcier dits Bakongo, revêtu de peaux d’animaux et recouvert de cauris, plumes, cordes, cadenas, cornes, amulettes et tout ce qui peut impressionner les assistants. Normalement, tous ces personnages dotés de pouvoirs extranataux exercent leur activité au moyen de figures normalement en bois portant des charges magiques et de nombreux amulettes qui reçoivent le nom de fétiches.
79 objets · page 1 sur 4

Ces vases se caractérisent par cette figure anthropomorphe toujours avec la bouche ouverte.
TRRC-2

Un vieux fer rituel qui réprimande un serpent.Le serpent est l'un des animaux les plus importants de la plupart des ethnies.
HIER-2

Contrairement au laiton, ou au bronze africain utilisé par de nombreuses ethnies par le procédé de la cire perdue depuis des siècles,…
HIER-3

Rare masque de sorcier baulé.
MSOAL-4

Jarre de terre cuite de formes anthropomorphes dont les poignées sont les bras, exagérés, du personnage et le récipient son corps.
TRRC-4

Un chapeau de sorcier authentique utilisé dans les cérémonies magiques et devinettes.
TCD-5

Marteau féminin dont la poignée représente une femme initiée comme le prouvent ses scarifications tribales sur la poitrine et le dos.
-6

Représentation d ' une maternité avec l ' enfant dans le dos.
MTR-8

Ancien lézard de fer utilisé dans les rites de devination et de guérison.
MYA-8

Le devin, le babalawo, met seize noix de palme sur le plateau pour procéder au rite de devin.
MYA-9

Cantimlora construite à partir d'une sorte de citrouille africaine.
VAR-9

Récipient finement tressé avec la rafia qui est utilisé par le sorcier dans les cérémonies de magie et de divination.
MYA-10

Belle sculpture sur ce marteau de divination qui représente une femme en touchant une poitrine avec la main droite et le ventre…
-10

Le culte Gelede, pratiqué principalement par les Yoruba C'est un culte en l'honneur des femmes âgées vivantes ou décédées.
MYA-11

Ancienne pièce de fer du nord du Togo représentant ou personnage agenouillé en position d'offre.
FET-11

Figure provenant de Korhogo qui représente un remarquable ou un guérisseur sur une monture qui curieusement manque de tête.
FEC-12

Les statues Nkissi des Kongo, comme tous les Nkissi, sont des protecteurs qui acquièrent leur force et pouvoir après avoir été chargés…
MYA-12

Les sculptures équestres correspondent à une catégorie importante à l'intérieur de la statue senuf.
FEC-13

Pour les BIDJIOGO, tout ce qui est sacré est appelé " iran ," qu'il s'agisse d'un autel, d'une statue ou d'un siège,…
MYA-14

Le cavalier ou chevalier dans sa monture est un sujet redondant dans l'art dogon.
FEC-15

Masque avec tête de singe utilisé par sorcier baulé dans les rites de divination et dans les cérémonies destinées à lutter contre…
MYA-15

Les Gan, ancien royaume dans le sud-ouest du Burkina Faso, apparemment originaire du Ghana conduits par son roi Kerumono au siècle XVI,…
FET-16

Plus de sorcier avec une belle patine noire. Sa morphologie est semblable à celle des masacras Bwoom.
MCYC-16

Petite figure de pied qui représente un singe en se tachant les yeux.
MYA-16