Masque-heaume Waniugo
Senufo · Côte d’Ivoire
Référence: MCYC-27
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- Matériau
- Bois et pigments.
Masque appartenant au groupe Kponiugo ou waniugo, qui constitue lui-même l’un des cinq types de masques Wabelé. Ce sont des masques volumineux, très épais, qui réunissent…
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Masque appartenant au groupe Kponiugo ou waniugo, qui constitue lui-même l’un des cinq types de masques Wabelé.
Ce sont des masques volumineux, très épais, qui réunissent les attributs de plusieurs animaux : une bouche énorme, pourvue d’une denture imposante représentant le crocodile ; de grandes cornes, qui peuvent être celles du buffle ou d’antilopes ; et des défenses de phacochère, sanglier africain.
Entre les deux grandes cornes figure un caméléon ou un calao. Le calao représente le peuple senufo et est associé au culte de la fécondité. Le caméléon indiquerait un culte de l’Univers primordial et serait le premier être créé par Dieu. Toutes les réalisations senufo font allusion à leurs animaux totémiques. Leurs animaux primordiaux sont constamment représentés : le caméléon, la tortue, le python et le calao, leur grand oiseau. « Waniugo » représente la tête de Poro. S’y associent la force du buffle, la sagesse de l’antilope, l’impétuosité du phacochère ainsi que l’agressivité et la puissance du crocodile.
Les masques Wanyugo sont portés lors des cérémonies funéraires de la société initiatique du Poro afin de permettre au défunt d’accéder au royaume des esprits. Ils ont pour fonction de protéger le village des esprits maléfiques et de la sorcellerie, et de préserver la communauté du malheur et des maladies. Originaire de la « forêt sacrée », sanctuaire des ancêtres et des esprits de la forêt, ce masque était toujours porté par un initié, membre de la société secrète du village. Le Poro, très puissante société secrète d’initiation masculine dont les dignitaires parlent une langue secrète, joue un rôle essentiel dans la vie de la communauté. Il tisse des liens de fraternité et d’assistance entre les membres d’une même classe d’âge et d’un même degré. Ses masques Waniugo ne sortent jamais seuls, mais toujours en groupes d’au moins dix. Des taches blanches sont peintes sur les masques au kaolin ; elles signifient que le rituel a été placé sous le signe de la panthère. Le masque Waniugo lui-même symbolise l’Univers à ses origines, créé par l’architecte divin, ou Kulotiolo. Tous les animaux sont représentés dans cet Univers, et la panthère y occupe une place prééminente.
Le grand masque comporte une petite coupe que les Senufo appellent « wa ». Cette coupe contient une substance magique qui peut éloigner les sorciers et les sorcières du village et permet aux masques de sortir dans les conditions appropriées.
Dans certaines régions, on trouve des Waniugo à double face. Dans ce cas, le masque ne porte pas de cornes de buffle. Il présente souvent une ligne sinueuse sculptée en relief, symbole du grand python Seba. Il s’agit d’une allusion à l’eau fécondante, facteur de vie.
Le masque Waniugo est doté de facultés surhumaines. Les informateurs racontent qu’il peut s’asseoir sur un brasier sans subir aucun dommage, bondir d’un seul saut sur le toit d’une maison ou faire brûler une sorcière sans incendier sa hutte.
C’est un masque cracheur de feu. Lorsque les masques sortent la nuit, ils crachent du feu. On place pour cela une petite soucoupe de braises dans la mâchoire inférieure, puis quelques morceaux d’amadou sur lesquels le porteur souffle lorsqu’ils commencent à brûler. On a ainsi l’impression que le masque crache du feu, impression renforcée par le fait que cette représentation a lieu la nuit. Si une femme ou une personne non initiée voit ces masques, elle sera condamnée à payer une amende importante.
Masque appartenant au… Ce sont des masques volumineux, très épais, qui réunissent les attributs de plusieurs animaux : une bouche énorme, pourvue d’une denture imposante représentant le crocodile ; de grandes cornes, qui peuvent être celles du buffle ou d’antilopes ; et des défenses de phacochère, sanglier africain.
Entre les deux grandes cornes figure un caméléon ou un calao. Le calao représente le peuple senufo et est associé au culte de la fécondité. Le caméléon indiquerait un culte de l’Univers primordial et serait le premier être créé par Dieu. Toutes les réalisations senufo font allusion à leurs animaux totémiques. Leurs animaux primordiaux sont constamment représentés : le caméléon, la tortue, le python et le calao, leur grand oiseau. « Waniugo » représente la tête de Poro. S’y associent la force du buffle, la sagesse de l’antilope, l’impétuosité du phacochère ainsi que l’agressivité et la puissance du crocodile.
Les masques Wanyugo sont portés lors des cérémonies funéraires de la société initiatique du Poro afin de permettre au défunt d’accéder au royaume des esprits. Ils ont pour fonction de protéger le village des esprits maléfiques et de la sorcellerie, et de préserver la communauté du malheur et des maladies. Originaire de la « forêt sacrée », sanctuaire des ancêtres et des esprits de la forêt, ce masque était toujours porté par un initié, membre de la société secrète du village. Le Poro, très puissante société secrète d’initiation masculine dont les dignitaires parlent une langue secrète, joue un rôle essentiel dans la vie de la communauté. Il tisse des liens de fraternité et d’assistance entre les membres d’une même classe d’âge et d’un même degré. Ses masques Waniugo ne sortent jamais seuls, mais toujours en groupes d’au moins dix. Des taches blanches sont peintes sur les masques au kaolin ; elles signifient que le rituel a été placé sous le signe de la panthère. Le masque Waniugo lui-même symbolise l’Univers à ses origines, créé par l’architecte divin, ou Kulotiolo. Tous les animaux sont représentés dans cet Univers, et la panthère y occupe une place prééminente.
Le grand masque comporte une petite coupe que les Senufo appellent « wa ». Cette coupe contient une substance magique qui peut éloigner les sorciers et les sorcières du village et permet aux masques de sortir dans les conditions appropriées.
Dans certaines régions, on trouve des Waniugo à double face. Dans ce cas, le masque ne porte pas de cornes de buffle. Il présente souvent une ligne sinueuse sculptée en relief, symbole du grand python Seba. Il s’agit d’une allusion à l’eau fécondante, facteur de vie.
Le masque Waniugo est doté de facultés surhumaines. Les informateurs racontent qu’il peut s’asseoir sur un brasier sans subir aucun dommage, bondir d’un seul saut sur le toit d’une maison ou faire brûler une sorcière sans incendier sa hutte.
C’est un masque cracheur de feu. Lorsque les masques sortent la nuit, ils crachent du feu. On place pour cela une petite soucoupe de braises dans la mâchoire inférieure, puis quelques morceaux d’amadou sur lesquels le porteur souffle lorsqu’ils commencent à brûler. On a ainsi l’impression que le masque crache du feu, impression renforcée par le fait que cette représentation a lieu la nuit. Si une femme ou une personne non initiée voit ces masques, elle sera condamnée à payer une amende importante.
Également appelé Koniubulo. Il n’a ni cornes ni coupe sur la tête pour recevoir la substance magique, ou « wa », destinée à garantir le succès de la cérémonie. Tête de cynocéphale, grande et arrondie. Petits yeux et oreilles ovales. Sa bouche est allongée et pourvue de dents redoutables. Son usage est restreint et réservé à la caste des Djeli. Autrefois, les Djeli formaient un groupe ethnique. De nos jours, ce groupe est composé de cordonniers et de tanneurs.
Le Korobla est le masque funéraire le plus populaire dans les pays senufo. Outre les cérémonies funéraires, il participe à d’autres types de cérémonie.
Ce masque est recouvert d’un tissu rouge vif et porte des poils de cynocéphale. Un petit tambour pend sur sa poitrine, suspendu par deux membranes, et il l’utilise de temps à autre. Les Senufo racontent que si une femme ou une personne non initiée voit ce masque, elle devra mourir. Avant sa sortie, un danseur fait sonner une petite cloche pour l’annoncer et permettre aux femmes de se cacher.
Les mouvements de ce masque lorsqu’il danse sont lents. Il participe au rituel funéraire du « Lô », culte des ancêtres, et aux rites des cérémonies d’initiation de la société Djeli. Les manifestations de cette société, comme toutes celles des masques sacrés, ont lieu la nuit, à l’écart des profanes, dans un lieu appelé « sinzange ». Ils possèdent des facultés surhumaines : ils peuvent s’asseoir sur les braises, faire des sauts très élevés et cracher du feu par la bouche, effet produit par des poignées d’amadou enflammé piquées sur un bâton à l’extrémité du museau.
Informations techniques supplémentaires
- Largeur
- 45 cm
- Datation attribuée
- Milieu du XXe siècle
Données transcrites du catalogue original ; elles ne constituent pas une vérification physique récente.
Pays sur la carte
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